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10 destinations tendances pour partir en septembre 2026

Septembre reste, année après année, l’un des mois les plus recommandables pour voyager. Les foules de l’été se dissipent, les tarifs des vols et des hébergements redeviennent raisonnables, et la météo tient encore ses promesses sur une large partie du globe.

Dans l’hémisphère nord, la lumière rasante de fin d’été sublime aussi bien les criques méditerranéennes que les sommets alpins. Dans l’hémisphère sud, le printemps s’installe. Cette fenêtre, à la fois courte et généreuse, mérite d’être exploitée avec méthode plutôt qu’au hasard. Voici dix destinations qui tirent particulièrement bien parti de ce mois de transition, sélectionnées pour leur équilibre entre affluence maîtrisée, conditions climatiques favorables et accessibilité réelle depuis la France.

Milos et Folégandros, l’autre visage des Cyclades

Santorin et Mykonos concentrent l’essentiel de l’attention estivale, au prix d’une saturation touristique désormais bien documentée. En septembre, la mer Égée atteint sa température maximale, autour de 25 degrés, et les îles moins fréquentées des Cyclades retrouvent une dimension humaine. Milos, avec ses plages volcaniques aux teintes changeantes et ses villages de pêcheurs troglodytes, ou Folégandros, plus confidentielle encore, permettent de retrouver l’esprit originel de l’archipel sans renoncer au confort d’une bonne infrastructure hôtelière.

Folegandros

La prudence reste de mise après le quinze du mois : certains hébergements ferment progressivement et les liaisons par ferry entre îles se réduisent. Pour un circuit associant plusieurs îles, mieux vaut réserver les traversées plusieurs semaines à l’avance et prévoir une marge de sécurité entre chaque étape.

Les Pouilles, la lenteur italienne sans la cohue toscane

Là où la Toscane ou la côte amalfitaine affichent complet dès le mois de juin, les Pouilles conservent en septembre un rythme plus mesuré. Les trulli d’Alberobello, les falaises blanches de la côte adriatique et les eaux turquoise de la Baie des Tortues près de Polignano a Mare bénéficient encore d’une mer chaude et d’une chaleur nettement plus supportable qu’en plein été. La région se prête particulièrement bien à un itinéraire en voiture reliant Bari, Ostuni et le Salento, avec des étapes gastronomiques autour de l’huile d’olive et des orecchiette.

Faraglioni di Torre Sant'Andrea

« Septembre, c’est le moment où les Pouilles redeviennent nôtres », résume Antonio Perrucci, propriétaire d’une masseria près d’Ostuni. « Les visiteurs qui viennent ce mois-ci prennent le temps de s’arrêter, de parler avec les producteurs, ce que la chaleur d’août rend souvent difficile. »

La riviera albanaise, l’accessible qui monte

L’Albanie s’est imposée ces dernières années comme la destination émergente la plus commentée du pourtour méditerranéen, portée par des tarifs encore très inférieurs à ceux de la Grèce ou de la Croatie voisines. En septembre, la chaleur étouffante d’août retombe tandis que la mer reste délicieusement chaude sur la riviera, de Saranda à Ksamil. Le pays combine un littoral aux eaux turquoise, un patrimoine ottoman remarquable à Berat, classée à l’Unesco, et des paysages de montagne encore peu parcourus au nord.

La contrepartie de cet engouement récent est une infrastructure touristique encore inégale selon les zones : mieux vaut privilégier les établissements récents et vérifier les avis avant de réserver, en particulier hors des axes principaux.

Les lacs italiens, l’arrière-saison la plus élégante d’Europe

lac de Côme

Le lac de Côme, le lac Majeur et leurs villages perchés retrouvent en septembre une fréquentation nettement plus civile qu’en juillet-août, tandis que les températures de l’eau restent agréables pour la baignade jusqu’à la mi-mois. La région se prête à un rythme volontairement lent : croisières entre les villas historiques, halte à Bellagio ou Stresa, extension possible vers Vérone ou Milan pour clore le séjour sur une note urbaine.

La Slovénie, la montagne sans la foule

Bled et ses environs souffrent d’une sur-fréquentation croissante en pleine saison, au point que certains sentiers autour du lac affichent une régulation des flux les jours de pointe. En septembre, les températures restent douces, la lumière automnale sublime les forêts autour du lac de Bohinj, et les randonnées dans le parc national du Triglav redeviennent praticables dans de bonnes conditions, avant les premières neiges d’altitude. La Slovénie conserve par ailleurs des tarifs sensiblement inférieurs à ceux de l’Autriche ou de l’Italie du Nord voisines pour un niveau de confort comparable.

L’Ariège, la France que l’on oublie

Il n’est pas nécessaire de prendre l’avion pour bénéficier de cette même logique d’arrière-saison. L’Ariège, dans les Pyrénées, reste l’un des départements français les moins visités malgré un relief spectaculaire : grottes préhistoriques du Mas-d’Azil ou de Niaux, châteaux cathares perchés, et une haute vallée qui rivalise avec le versant espagnol en termes de paysages. Septembre y offre des conditions de randonnée idéales, avec une affluence sans commune mesure avec celle du Pays basque ou de la Savoie à la même période. Ce territoire fera l’objet d’un prochain article détaillé sur ce blog, tant il mérite un traitement à part entière.

Le Botswana, la meilleure fenêtre pour un safari

Botswana

Pour les envies de long-courrier, septembre correspond à la pleine saison sèche au Botswana, généralement considérée comme la période la plus favorable pour l’observation de la faune. Le manque de points d’eau temporaires pousse les animaux à se concentrer autour des rivières et des zones humides permanentes du delta de l’Okavango, ce qui facilite considérablement les observations. Le ciel reste dégagé et les températures diurnes demeurent confortables, même si les nuits en camp peuvent devenir fraîches.

Le budget constitue le principal frein : le Botswana a fait le choix historique d’un tourisme à faible volume et haute valeur, avec des camps et lodges positionnés sur un segment nettement supérieur à celui des safaris est-africains plus accessibles comme le Kenya ou la Tanzanie.

La Corée du Sud, entre tradition et vague culturelle

Séoul et ses environs bénéficient en septembre d’un climat nettement plus clément qu’en plein été, une fois passée la saison des pluies estivale et avant l’arrivée du froid hivernal. C’est aussi la période où les premières couleurs d’automne commencent à apparaître dans les montagnes environnantes, notamment autour du parc national de Seoraksan. Le pays continue de bénéficier d’un engouement international porté par sa culture populaire, sans que cela n’ait pour l’instant saturé les grands sites patrimoniaux comme les palais de Séoul ou les temples bouddhistes de Gyeongju.

Les Açores, l’archipel qui n’a pas de basse saison

Les Açores

Contrairement à la plupart des destinations insulaires, les Açores conservent en septembre un climat proche de celui de l’été, porté par la régulation thermique de l’Atlantique. L’archipel portugais se prête particulièrement bien à l’observation des cétacés, dont la période favorable s’étend justement jusqu’en début d’automne, ainsi qu’à la randonnée sur les neuf îles, de São Miguel à Pico. La desserte aérienne depuis la France reste toutefois plus limitée qu’en haute saison, ce qui implique de réserver les vols avec une certaine anticipation.

Nazaré et la côte atlantique portugaise, entre surf et authenticité

Le Portugal profite en septembre d’une météo idéale, avec des températures oscillant entre 20 et 26 degrés sur la façade atlantique. Nazaré retrouve à cette période des vagues plus impressionnantes qu’en plein été, portées par un canyon sous-marin qui génère certaines des plus grandes vagues du monde, attirant surfeurs professionnels et simples curieux venus assister aux sessions depuis le phare du Forte de São Miguel Arcanjo. Au-delà du spot de surf, la côte portugaise offre un chapelet de villages de pêcheurs encore préservés, à explorer sans la chaleur écrasante de l’été.

Comment choisir entre ces dix destinations ?

Le point commun de cette sélection tient moins à une thématique unique qu’à un calendrier partagé : chacune de ces destinations traverse en septembre une fenêtre où l’équilibre entre météo, affluence et budget atteint son optimum annuel. Pour un court séjour européen, la Slovénie ou les Pouilles offrent le meilleur rapport entre dépaysement et simplicité logistique. Pour une envie de nature plus radicale, le Botswana et les Açores permettent de sortir des sentiers battus au prix d’une organisation plus poussée. Et pour ceux qui hésitent encore à quitter le territoire national, l’Ariège rappelle que l’arrière-saison profite aussi, et peut-être surtout, aux régions françaises les moins médiatisées.